L’histoire du vin en Bolivie

L’histoire du vin bolivien et latino-américain a débuté avec la colonisation et la fabrication du vin de messe.

 
Vines à Vallée de Los Cintis

La production de vin en Bolivie possède des siècles d’histoire. Comme sur l’ensemble du continent sud-américain, l’histoire du vin commence en Bolivie avec l’arrivée des Espagnols et des Portugais en Amérique à la fin du XVe siècle. Les premières vignes sont alors plantées dans les vallées de Mizque (Cochabamba), Luribay (La Paz), ou Cotagaita et Turuchipa (Potosí). Les vins y sont produits en vue de célébrations religieuses (vin de messe), Mizque étant à l’époque le siège d’un évêché.

La région de Singani (Nor Lipez, Potosí) est quant à elle choisie par les religieux pour produire une boisson en raison de son altitude (les vignes s’étagent de 1600 m à 2800 m) et de ses conditions climatiques (plus de 20 °C d’écart entre le jour et la nuit) qui lui confèrent des qualités particulières. Très répandue à Potosí durant l’âge d’or de l’exploitation d’argent, cette eau-de-vie gagne en qualité au fil des siècles pour devenir le Singani, aujourd’hui boisson nationale bolivienne qui a obtenu son A.O.C. (appellation d’origine contrôlée). Produit notamment avec du muscat d’Alexandrie, dans les départements de Tarija, La Paz, Potosí et Chuquisaca, il titre environ 70°.

La culture de la vigne serait arrivée à Tarija, aujourd’hui principale région viticole de Bolivie avec 83 % de la production nationale, au début du XVIIe siècle – la première évocation d’une vigne dans la région date de 1606, dans la localité d’Entre Ríos.

																					
Production de vin en Bolivie

De l’époque coloniale à la moitié du XXe siècle, la production de vin est faite de manière traditionnelle, avec une faible utilisation de la machinerie et des procédés industriels. C’est à partir des années 1960 que des méthodes de technologie industrielle sont introduites dans la vinification, marquant la naissance de l’industrie vinicole moderne en Bolivie. L’amélioration du sol bolivien et l’introduction de nouvelles variétés dans les années 1990 ont amélioré la qualité du vin.

De nos jours, grâce aux investissements réalisés, de grands vins boliviens sont prêts à l’exportation, d’autant que les propriétaires de ces vignobles sont d’avantage intéressés par l’ouverture des vins boliviens au marché extérieur, la consommation intérieure étant assez faible. En 1998, les vins Campos de Solana ont été les premiers à être exportés à travers le monde, et désormais on les trouve sur les tables d’Europe, du Japon et d’Amérique du Nord.