Histoire de l’immigration européenne en Bolivie

Malgré une immigration européenne limitée comparée à d’autres pays d’Amérique du Sud tels que l’Argentine, une partie de la population bolivienne est originaire du vieux continent.

Famille de la Bodega del Abuelo, Uriondo, Tarija

La Bolivie compte aujourd’hui 9,6 millions d’habitants et une immigration européenne limitée en comparaison d’autres pays d’Amérique du Sud.

Les populations d’origine allemande, autrichienne, italienne, croate, russe, anglaise et irlandaise vivent principalement dans les départements de Santa Cruz et Tarija. Celles d’origine espagnole, française et portugaise, les plus nombreuses,  se répartissent dans tout le pays.

Les propriétaires de l’hôtel Museo Caraya à Potosí

Parmi les grandes vagues d’immigration européenne, notons bien sûr l’arrivée massive d’Espagnols lors de l’époque coloniale. A partir de 1559, l’actuelle  Bolivie s’appela l’Audience de Charcas, elle-même rattachée à la vice-royauté de Lima, avant d’être plus couramment appelée le Haut-Pérou.  Attirés par les mines d’argent de Potosí, de nombreux colons espagnols s’installèrent provisoirement dans la région entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Une seconde vague importante d’Allemands et d’Italiens eut lieu pendant la révolution industrielle au XIXe siècle. Là encore, le principal intérêt des Européens en Bolivie se trouvait dans le réservoir minier du pays.

La population d’origine européenne représenterait aujourd’hui 15 %, cela sans compter l’importante population métisse du pays.