Conseils santé en Bolivie: vaccins et vaccination obligatoire, paludisme

Informations pratiques sur les vaccins nécessaires en Bolivie et conseils pour bien supporter l’altitude.

Vaccins et prévention

Soins et prévention
Aucun vaccin n’est exigé à l’entrée en Bolivie. Comme lors de tout voyage, l’idéal est d’être immunisé contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, les hépatites A et B et éventuellement la typhoïde. Il est cependant conseillé de vous faire vacciner contre la fièvre jaune ainsi que de prévoir une protection contre le paludisme dans les régions à une altitude inférieure à 2.300 m, notamment dans les départements de Santa Cruz, Pando et Beni. En règle générale, nous ne saurions trop vous conseiller de vous protéger contre les piqûres de moustiques, en portant des vêtements couvrants et en utilisant moustiquaires et répulsifs.

Recommandations alimentaires
Pour votre voyage en Bolivie, nous vous recommandons une prudence particulière avec certains aliments; il est déconseillé de consommer viande de porc et légumes crus. De même, pour éviter toute contamination, préférez l’eau minérale en bouteille à celle du robinet. La cistercosis est une maladie qui s’apparente au ténia et qui se contracte à l’ingestion des œufs de la bactérie. Ces œufs peuvent se trouver notamment dans les eaux peu traitées, dans la viande de porc ainsi que dans les légumes.

La maladie de Chagas
Prudence quant à l’hygiène des lieux où vous dormez. Transmise par les excréments d’un insecte appelé vinchucas, la maladie de Chagas touche particulièrement la Bolivie. Une fois la maladie contractée, elle doit être traitée le plus tôt possible ou elle peut s’avérer mortelle. La meilleure façon de ne pas la contracter est de veiller à l’hygiène des lieux où vous dormez et d’éviter de camper en plein air. Pensez également à utiliser des aérosols insecticides et des moustiquaires, notamment la nuit.

																					

Mal des montagnes

Mécanisme du mal des montagnes
La plupart des personnes en bonne santé s’acclimatent correctement à l’altitude à condition de respecter quelques règles simples. Attention toutefois à ne pas prendre ce risque à la légère, surtout si vous atterrissez directement à l’aéroport de La Paz, ou que vous vous rendez dans la région de l’Altiplano. En altitude, la pression atmosphérique diminue, donc la pression d’oxygène aussi. L’organisme répond à ce manque d’oxygène en augmentant la ventilation et la fréquence cardiaque afin d’essayer de capter davantage d’oxygène dans l’air et de le transporter plus rapidement aux organes qui en ont besoin. Cette réaction, qui dure quelques jours, est coûteuse en énergie puisque les muscles respiratoires et cardiaques sont davantage sollicités. Mais ce mécanisme va être complété ou remplacé par un autre plus économe: l’augmentation du nombre de transporteurs d’oxygène, les globules rouges. Leur temps de fabrication par la moelle osseuse explique qu’il faut au minimum une semaine de séjour à une altitude suffisante pour s’adapter. Des modifications hormonales complexes vont également se produire, permettant d’éviter une rétention d’eau par l’organisme, phénomène majeur dans l’apparition des signes de mauvaise acclimatation à l’altitude.

Le principal facteur d’apparition du mal des montagnes
Il apparaît suite à une montée trop rapide en altitude, généralement au-dessus de 3.500 m, mais parfois dès 2.000 m en exercice ou 3.000 m au repos. L’âge n’a pas d’influence, mais les jeunes et les sportifs sont en général plus atteints car ils montent trop vite. Le risque est élevé au-dessus de 1.800 m pour les enfants de moins de 1 an. L’entraînement est un point positif mais ce n’est pas une prévention. Le seul facteur déterminant est la nature génétique de chaque individu.

Les symptômes
On peut lister les maux de tête (96% des cas), le manque d’appétit (38%), les nausées (35%), l’insomnie (70%), les vertiges, les vomissements, l’essoufflement au repos, la fatigue anormale ou disproportionnée, la diminution des urines. Le test de début de trouble consiste à marcher un pied devant l’autre sur une ligne tracée au sol ou à fermer les yeux en mettant les bras le long du corps. S’il y a perte d’équilibre, on est atteint. Les symptômes les plus alarmants sont les vomissements, les pertes d’équilibre, les troubles du comportement, signes d’un œdème pulmonaire ou cérébral dont les conséquences peuvent être fatales.

																					

Soins contre le mal d'altitude

Prévention du mal des montagnes
Ne pas monter trop vite trop haut dans le cas d’une ascension à pied: 300 à 500 m de dénivelé par jour au-delà de 3.500 m. Ne pas faire d’efforts physiques inutiles ou inconsidérés, par exemple ne pas courir pour aller prendre des photos! Boire suffisamment d’eau. Il est très important de s’hydrater régulièrement et d’uriner car l’œdème est un problème de rétention d’eau. Ne pas prendre de somnifères, qui favorisent les pauses respiratoires pendant le sommeil, ce qui aggrave l’hypoxie. Ne pas refuser le diagnostic: la réponse ventilatoire à l’hypoxie est déterminée génétiquement, c’est pourquoi certains sujets s’acclimatent moins bien que d’autres. Éviter l’association paracétamol-alcool, l’aspirine ne pose pas de problème. Boire de la tisane de feuilles de coca, efficace pour l’apunamiento ou mal d’altitude.

Traitement du mal des montagnes
La descente est toujours efficace, à condition de ne pas trop attendre. Une prise d’oxygène de quelques minutes permet en général une amélioration qu’il faut mettre à profit pour redescendre. Attention, comme on se sent mieux, il ne faut pas en tirer la conclusion que l’on peut poursuivre l’ascension. La prise d’oxygène n’est pas un dopant, elle permet de redescendre dans de bonnes conditions. Pour les symptômes plus légers, aspirine et/ou paracétamol, max. 3 g/jour, cumulés ou alternés.