Voyage en Bolivie en février

La Bolivie est la destination hors des sentiers battus par excellence en Amérique Latine. Loin des océans, ce pays a su conserver vivantes des traditions millénaires. Un parfum d’authenticité qui séduit à coup sûr le voyageur… Il est essentiel de bien choisir le mois de votre voyage pour en profiter au maximum. Les conseils de notre équipe.

Le mois de février se trouve en plein été, lors de la saison des pluies en Bolivie. Ce n’est donc pas le mois le plus propice pour parcourir toutes les régions, parfois coupées du reste du monde à cause des inondations. Toutefois, si vous restez dans les sites dotés d’infrastructures modernes, il est tout à fait possible de découvrir la magie des traditions et paysages boliviens.

Le Salar de Uyuni est ouvert au tourisme toute l’année, et offre à chaque saison le spectacle d’un éclairage différent sur son immensité immaculée; une merveille incontournable !

Les forêts d’Amazonie sont en revanche plus difficiles d’accès. De plus, il vaut parfois mieux éviter le mois de février lors duquel l’excès de chaleur décuplé par la très forte humidité peut être difficile à supporter pour ceux qui n’y sont pas habitués.

Les Andes ont la forte amplitude thermique de toute zone de haute altitude, que l’on soit dans le nord ouest au Lac Titicaca ou à La Paz, ou à l’extrême sud est dans la zone du Sud Lipez vers Potosi, Sucre et le Salar d’Uyuni. Il faut se méfier des fortes pluies de février qui rendent parfois l’accès difficile dans les montagnes où des glissements de terrain barrent parfois la route.

La première semaine de février est marquée par la fête de Pachamama, la terre mère en Quechua. Très importante dans toute la Bolivie, elle donne lieu à des rituels traditionnels particulièrement fascinants  à Aiquile (Cochabamba), Samaipata (Santa Cruz), Angostura (Tarija), Cha’llapampa (Oruro) et Copacabana (La Paz). Ces fêtes païennes millénaires se confondent avec les processions catholiques apportées avec la colonisation espagnole.

Le 2 février, la fête de la Vierge de la Chandeleur ou Candelaria bat son plein à Puno, au bord du lac Titicaca. A toute heure de la journée, les rues sont envahies par des dizaines de  milliers de danseurs et musiciens. Une véritable armée d’artisans couturiers portent la dernière main aux splendides habits de lumières que chacun prépare tout au long de l’année. Une fois en piste, les groupes d’écoliers, voisins, collègues ou encore professionnels du monde de l’art se livrent à un véritable marathon dansant, où tous les styles traditionnels des diverses régions de Bolivie sont représentés jusqu’à l’aube du matin suivant.

Le carnaval d’Oruro, inscrit en 2008 au patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco, est le sommet du festival Ito célébré en l’honneur du peuple uru. Nommée capitale folklorique du pays, Oruro mêle coutumes andines et rituels catholiques. Le samedi, une procession va jusqu’u sanctuaire de Socavón (de la mine). Les invocations à la Pachamama côtoient les prières à la Vierge Marie,  et les danses déguisées cherchent à amadouer le diable ou Tío Supay (oncle de la montagne, qui règne sur le monde souterrain). On dénombre 30.000 danseurs pour 10.000 musiciens, qui attirent 400.000 spectateurs chaque année. D’autres carnavals importants animent les régions de Santa Cruz, de Sucre et de Tarija.