Voyage en Bolivie en mai

La Bolivie est la destination hors des sentiers battus par excellence en Amérique Latine. Loin des océans, ce pays a su conserver vivantes des traditions millénaires. Un parfum d’authenticité qui séduit à coup sûr le voyageur… Il est essentiel de bien choisir le mois de votre voyage pour en profiter au maximum. Les conseils de notre équipe.

Au mois de mai, la Bolivie est en pleine belle saison, juste avant la chaleur de l’hiver austral de juin à août. On est alors sorti de la saison des pluies d’été qui se concentrent de janvier à mars.

Cette saison sèche n’empêche pas que la région amazonienne reste humide en raison de son climat tropical tout au long de l’année. Avec les grandes chaleurs qui approchent, il est important de ne pas prévoir un programme trop chargé sous peine de s’épuiser.

Le Salar de Uyuni est tout à fait facile à parcourir, à condition de bien songer à se protéger de la réflexion du soleil sur la blancheur de l’immense étendue de sel.
Dans les étendues désertiques du Sud Lipez, on ressent de fortes variations de températures au sein d’une même journée, à cause de l’altitude, mais aussi de la versatilité du vent et de l’ensoleillement.

Les vallées andines bénéficient d’un climat tempéré même durant l’hiver austral plus chaud dans tout le pays. Sur les hauts plateaux des Andes Même si l’on peut avoir froid de nuit dans la région du Lac Titicac, il y est très facile de prendre des coups de soleil de jour.

Le 3 mai, la fête de la Croix mêle le culte du Christ pour les catholiques et de la croix du sud pour les croyances andines. Pendant deux semaines, de belles célébrations animent les villages autour de Tarija, ainsi que de Cochabamba et de Copacabana. Les combats rituels appelés tinku sont la spécialité de la région de Potosí.

Entre fin mai et début juin, la Chope Piesta ou Grande Fête est une tradition de Trinidad qui se perd dans la nuit des temps, avant même la fondation de la ville du département du Beni. Depuis la colonisation, le syncrétisme religieux a mêlé la fête de la Sainte-Trinité à ce rassemblement des ethnies indigènes. Toutes sortes de jeux se succèdent autour de la place de la Tradition : mât de cocagne, jocheo de taureaux, élection de la reine Moperita et danse des macheteros munis de leurs machettes et de couvre chefs de plumes typiques de cette région tropicale.

A la même date, la fête du Gran Poder est caractérisée par la richesse incroyable des costumes d’apparat des 30.000 danseurs et 4.000 musiciens qui font de longues processions dans les rues de la ville de La Paz. Cette fête religieuse culmine avec la vénération d’une icône de la Trinité appelée le Señor del Grand Poder, en référence au saint patron de Séville. Elle est abritée dans une église bâtie dans la zone de Chijini en 1930. Le preste organise l’approvisionnement en vivres de la foule réunie pour la fête.