A la découverte des trésors naturels chiliens & boliviens

par Pierre-André

Trésors naturels chiliens & boliviens
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Bonjour,

Comme promis, voilà un retour un peu plus détaillé sur notre récent séjour au Chili et en Bolivie. Désolé pour le délai, il m’a fallu un peu de temps pour l’écrire !

Parcours :
– Le démarrage par San Pedro, avec des journées où nous montions de plus en plus haut, était parfait. Nous n’avons rencontré aucun souci avec l’altitude par la suite (même pendant la nuit à 4 600 m, nous n’avons eu qu’un léger mal de tête lorsque nous étions couchés)

– Pour aller aux geysers du Tatio, il y a en fait deux routes (à un moment donné après San Pedro, la route se sépare en deux). Je pense que la route dont nous avions entendu parler, et que nous craignions un peu (d’où notre demande d’avoir un guide ce jour là) est celle qui part à droite. Avec notre guide, nous sommes passés par la gauche, et cette route ne posait pas de problème du tout. C’était celle dont vous deviez parler, nous aurions pu la faire tous seuls, même de nuit.

– Pour Tara en revanche, il est clair que le guide était obligatoire, comme vous nous l’aviez dit (très facile de se perdre, et il faut vraiment bien maîtriser son 4×4 sur certains passages de sable). Même si la journée a été très agréable (notamment grâce à notre guide Alejandro), nous pensons néanmoins que l’on peut s’en passer si on n’a pas beaucoup de temps à San Pedro.

– Le parcours en Bolivie était très bien, avec simplement une réserve concernant l’île de Incahuasi sur le salar. Vous l’aviez mise l’après-midi, mais nous y sommes allés en fin de matinée (le guide souhaitait finir la journée un peu plus tôt, pour pouvoir aller chercher de l’essence après nous avoir déposés à l’hôtel) et c’est en fait un peu tôt, le soleil était du mauvais côté. Rien de grave, on profite bien quand même, mais je pense que c’est mieux de respecter votre programme sur ce point. Quoiqu’il en soit, ça vaut vraiment la peine d’inclure ce passage bolivien dans le séjour.

Route du Tatio, Atacama

– Le rendez-vous à la frontière à Ollagüe était un peu trop tard le jour du retour vers le Chili, vu le nombre de km qui restent à faire côté chili pour arriver à Calama. La route n’est pas goudronnée sur la majeure partie du chemin en plus. Le fait qu’il y ait un décalage horaire de +1 au Chili par rapport à la Bolivie n’aide pas non plus. Mais cette route vaut la peine, il y a de superbes paysages, donc c’est vraiment bien de la prendre plutôt que de repasser au Hito Cajon. Notre chauffeur roulait un peu comme un fou, mais malgré tout nous sommes arrivés à la Pukara de Lasana après la fermeture et nous n’avons pas pu rester longtemps à Chiu Chiu.

– Les deux jours pour aller de Calama à Arica ne sont pas très intéressants. Nous pensons qu’en fait nous aurions mieux fait de prendre un vol à Calama pour aller directement à Arica et récupérer une voiture là bas. Cela fait rater Pica, mais l’endroit ne présente que peu d’intérêt. La seule chose vraiment intéressante sur ces deux jours était Humberstone (et Los Pintados, mais on voit des géoglyphes ailleurs aussi), qu’on aurait facilement pu faire quelques jours plus tard, dans l’après-midi avant d’arriver à Iquique. Par ailleurs, pour revenir au vol Calama – Arica, je pense qu’il est judicieux de le prendre en fin d’après-midi, ça peut permettre d’aller visiter Chuquicamata avant (qui a l’air vraiment impressionnante). En résumé, on gagne une journée et on visite la mine en plus, par rapport au parcours que nous avons fait.

– La nuit à Colchane n’est pas très agréable, il n’y a vraiment absolument rien à Colchane et l’hôtel était le pire du séjour. Reste que si on veut faire la route entre Putre et Colchane, qui vaut la peine, il n’y a pas trop de choix, si ce n’est partir tôt de Putre, ne pas trop trainer en chemin, et continuer jusqu’à Pozo Almonte après être passé à Colchane. Ca fait une grosse journée, d’ailleurs si vous nous l’aviez proposé, on aurait sans doute refusé. Mais en fait c’est jouable (nous sommes arrivés vers 16h à Colchane, et ensuite la route qui redescend de Colchane vers la côte est très bonne) et c’est finalement peut-être bien la meilleure solution. On peut imaginer dormir à Pozo Almonte (enfin s’il y a un hôtel, je n’en sais rien!), faire Humberstone le lendemain matin et passer l’après-midi à Iquique.

– Il faut prendre un vol Iquique – Santiago vraiment plus tôt, il n’y a pas grand chose à faire en début d’après-midi à Iquique, si on y a déjà passé l’après-midi précédente (sauf aller à la plage, mais les plages ne nous ont pas trop convaincues, même si je suppose qu’elles sont plus attrayantes avec un ciel bleu, ce qui n’était pas du tout le cas lors de notre passage – grosse brume, on voyait à peine la dune). En revanche, Valparaiso est vraiment très sympa, donc nous aurions bien aimé y passer une après-midi de plus. Je pense qu’il faut prendre un vol vers 11h, pour arriver à Valparaiso en début d’après-midi.

Bref, au final, c’est surtout sur la partie après la Bolivie que nous ne sommes pas complètement convaincus par le parcours que nous avions choisi initialement. Ceci dit, ça ne nous a bien sûr pas empêché de bien profiter du séjour, c’était évidemment très bien quand même! Mais le parcours peut être un peu amélioré afin d’éviter les jours de creux pour plus profiter du reste.

Comme je vous l’ai déjà dit, nous sommes très satisfaits, et nous n’hésiterons pas à recommander votre agence. D’ailleurs je pense qu’un jour ou l’autre, d’ici quelques années, nous irons en Patagonie, et nous ferons très certainement appel à vous.
L’organisation était très bonne, le brief initial avec Franck était très instructif (ça a duré trois heures !), toutes les réservations (vols, hôtels, voitures) étaient bien faites, les chauffeurs pour les transferts étaient là quand il fallait, les petites attentions comme le mot au Tierra Atacama avant le départ pour la Bolivie, ou le livre sur le Chili sont très agréables, etc…

Laguna Blanca, département de Potosí

Vos services :

Votre réactivité, que nous avions appréciée pendant la préparation, était toujours de mise pendant le voyage, c’est un vrai plus également.
Pour les quelques jours tout au nord où nous étions tous seuls et où il n’y avait pas de réseau sur la route, Franck nous a parfaitement suivis pour s’assurer que tout se passait bien, c’est rassurant, surtout après notre petite mésaventure avec la voiture en panne. Sur ce point d’ailleurs, comme je vous l’ai déjà dit également, heureusement que Franck était là ! D’ailleurs de manière générale, c’était très bien d’avoir accès facilement à quelqu’un parlant français, vu les deux mots et demi d’espagnol que nous connaissions !

Une chose peut néanmoins être améliorée : le roadbook.
Vos indications pour trouver certains endroits sont parfois trop légères, voir les exemples plus bas dans le paragraphe sur les lieux.
Dernière chose sur le roadbook : des explications sur la disponibilité de l’essence (et le fait que par précaution, il vaut mieux acheter un bidon) seraient utiles.
Ceci dit, même si à mon sens il est un peu insuffisant, le roadbook est évidemment d’une grande aide, et le fait que vous fournissiez toutes les meilleures cartes, pas forcément faciles à trouver en Europe, est également bien pratique.

Les lieux :

Santiago : bien sans plus, mais sans doute que nous aurions plus apprécié avec du beau temps. Il faisait tout gris, donc on ne voyait pas grand chose depuis le Cerro Santa Lucia. Quant au Cerro San Cristobal, nous avons essayé d’y aller le lendemain matin en espérant que le temps soit meilleur, mais ça n’était pas le cas et de toute façon le funiculaire était fermé (il ne rouvre qu’en novembre je crois, vous devriez le préciser dans le roadbook), donc il fallait attendre un bus pour monter et nous n’avions plus le temps. La balade dans le centre historique et celle dans Bella Vista sont sympas, mais si on manque de temps, c’est sûrement une journée qu’on peut supprimer pour aller directement à San Pedro.

San Pedro – Vallée de la Mort : nous nous y sommes baladés et c’est à voir, par contre nous n’avons pas trouvé le mirador dont vous parliez, typiquement un cas où le roadbook manquait de détail !

Laguna Chaxa : pas la plus impressionnante, mais parfait pour débuter.

Jerez : bien, mais moins impressionnant qu’on l’aurait pensé.

San Pedro – Vallée de la Lune : clairement incontournable, l’endroit est assez magique. Par contre sachez que l’entrée par l’ouest, qui d’après Franck était plus simple à trouver, est fermée. Heureusement nous avions trouvé l’entrée juste à la sortie de San Pedro, donc nous n’avons même pas essayé celle plus à l’ouest. Arrivé vers la mine (fermée également), il faut en fait rebrousser chemin. Très bonne idée d’y aller dès le matin, nous étions tous seuls ou presque, je pense que le petit espace devant la grande dune doit être beaucoup moins agréable lorsqu’il est gavé de monde.

Quitor : très belle vue depuis les ruines, nous n’avons pas essayé le mirador, dont le chemin, qu’on voyait depuis les ruines, n’est clairement pas adapté aux personnes qui ont le vertige (comme moi! J’avais déjà un peu de mal en haut des ruines…)

Salar Aguas Calientes, Atacama

Vallée de Catarpe : autre endroit où le roadbook était trop léger. Nous avons trouvé comment y accéder depuis Quitor grâce au routard, mais ça devrait être expliqué dans le roadbook. De même que la suite du parcours (qui implique de passer plusieurs fois la rivière via des gués, mais qui ne sont pas très profonds), parce qu’une fois dans la vallée, il y a un plan sur un panneau en bois, mais il n’est pas très clair, et les images satellites du roadbook ne couvrent qu’une petite partie de la vallée. Nous avons néanmoins trouvé la route qui monte jusqu’au tunnel. Au début pas de souci, mais peu à peu elle devient vraiment très mauvaise, et assez vertigineuse. Nous avons fait demi tour quand c’est devenu vraiment trop délicat pour nous (pas évident le demi tour en plus!), et nous avons continué à pied, finalement nous n’étions plus qu’à 200 m du tunnel, mais je pense qu’il vaut mieux conseiller de s’arrêter avant et de faire le dernier km à pied (ça vaut la peine, parce qu’effectivement la vue est splendide). Une fois au tunnel, nous n’avons pas vu le chemin qui devait mener à un mirador en haut des crêtes, là aussi ça manquait un peu d’explication, mais pour être honnête, nous n’avons pas trop cherché, parce que ça ne semblait là non plus pas trop adapté à mon vertige. Par ailleurs, y’avait-il un intérêt à aller de l’autre côté du tunnel ? Nous sommes rentrés un peu dedans, mais ne sommes pas allés au bout, donc on ne sait pas. Pour la partie basse de la vallée, nous ne savions plus non plus exactement jusqu’où il fallait aller, nous avons fait demi tour au bout d’une trentaine de minutes après une très jolie petite église. Par ailleurs, l’entrée de la Gorge du Diable n’était indiquée par aucun panneau, donc nous avons eu du mal, mais nous avons fini par la trouver. Comme nous ne savions pas non plus s’il était possible de faire une boucle, nous avons là aussi rebroussé chemin au bout d’un moment pour ressortir par là où nous étions entrés. Bref, bel après-midi, mais c’est sûrement celle où il manque le plus de choses dans le roadbook !

San Pedro – ville : très touristique, mais ça vaut la peine d’y faire un tour, pour l’église et le musée au moins. Nous avons mangé avec Alejandro à La Cassona (très bon pastel de choclo et empanadas!), et aussi à La Estaka (bon aussi, avec des quantités énormes) et Las Delicias de Carmen (même chose, il faut avoir faim !)

Laguna Miscanti, nord du Chili

Capur / Tuyajto : vraiment magnifique, à ne pas rater. C’est là que nous avons crevé, mais nous n’avons sûrement pas eu de chance (mais Alejandro nous a dit qu’il y avait beaucoup d’obsidienne là bas et que cette pierre est très coupante, c’est sans doute ce qui a causé la crevaison), parce que la piste (depuis Socaire, puisqu’avant c’est une vraie route) est en très bon état et ne pose aucun problème (pas besoin de 4×4 même si c’est plus agréable avec).

Miscanti / Miniques : même chose, extraordinaire. Malheureusement nous avons dû écourter un peu (nous sommes restés sur la route accessible en voiture et sur les parkings), suite au temps perdu lors de la crevaison, et parce que nous voulions rentrer avant la nuit, n’ayant plus de roue de secours, mais c’est vraiment à ne pas rater. La piste principale est correcte, mais pour le coup sans 4×4 ça doit être délicat (même si ça passe, puisque nous avons vu une voiture standard à la lagune). Il y a une autre piste, qu’on peut prendre quand on vient de Capur, sur le plan ça a l’air de faire gagner des kilomètres, mais elle ne nous inspirait pas trop quand on est passés devant, donc je ne sais pas si elle est praticable.

Salar Aguas Calientes avant Tara : très très joli, mais une fois qu’on a vu Capur et Tuyajto…

Tara : comme je le disais plus haut, nous étions un peu déçus, sans doute parce que nous en attentions un peu trop et parce que nous avions déjà vu des choses encore plus incroyables avant (et qui accessoirement sont beaucoup plus facilement accessibles). De plus il y avait peu d’animaux. Il n’en reste pas moins que le pique nique tout seuls avec Alejandro au bord du salar était un très bon moment, que les cathédrales sont impressionnantes et que la balade en hors piste dans les dunes n’est pas quelque chose qu’on fait tous les jours, donc même si ça n’est pas notre journée préférée, c’était une très bonne journée!

Tatio : suivant les conseils d’Alejandro, nous ne sommes partis qu’à 6h30, et c’était parfait, nous avons pu dormir un peu plus, et nous sommes arrivés alors que le jour venait de se lever. On voyait très bien, et les geysers étaient encore très actifs. Il y avait du monde, mais pas trop, et sur la fin tout le monde était parti. C’est sans doute l’inverse de la journée précédente, on n’en attendait pas grand chose, pensant que c’était plus un piège à touriste qu’autre chose, et finalement le cadre est superbe et les geysers assez impressionnants.

– Puritama étant fermé, Alejandro s’est arrêté sur la route du retour à un vallée avec une rivière où, après un peu de hors piste, il y a énormément de cactus, pour une balade à pieds très agréable avec de magnifiques perspectives entre les nombreux cactus. Je ne connais pas le nom du lieu, mais j’imagine que vous devez savoir, en tout cas je pense que c’est à ajouter au programme, ça vaut vraiment le coup.

Hito Cajo : la frontière est à voir, c’est assez incroyable cette « cabane » perdue au milieu de nulle part.

Laguna Verde : décevant, sa couleur n’était pas très belle, nous n’avons sans doute pas eu de chance quand je vois certaines photos !

Desert de Dali : impressionnant.

Eaux thermales de Polques : très agréable de s’y baigner, par contre les toilettes de la petite maison en face, où l’on peut déjeuner, sont absolument horribles ! Et payantes, comme partout en Bolivie, je pense que vous devriez préciser qu’il faut récupérer quelques bolivians à San Pedro avant de partir pour la Bolivie, au moins pour les toilettes. Nous ne l’avons pas fait pensant que nous n’aurions pas besoin d’argent, si ce n’est pour le pourboire du guide qu’on pouvait retirer avant la fin à Uyuni. C’était un peu gênant, même si parfois on pouvait donner des pesos.

Geysers Sol de Manana : très différents des geysers du Tatio, ce sont des cratères de boue grise bouillonnante. Très impressionnant, d’autant qu’on peut se balader au milieu (nous avons d’ailleurs parfois fait le tour, notre guide sautant entre les cratères, ce qui ne nous rassurait pas trop !).

Laguna Colorada, département de Potosí, Bolivie

– Laguna Colorada : très impressionnante aussi, mais il n’était pas possible de s’en approcher.

Desert de Siloli et Ojo de Perdiz : c’est assez incroyable, et y passer la nuit est un de nos meilleurs souvenirs.

Laguna Hedionda : assez incroyable également, pas tant pour la lagune en elle même bien qu’elle soit très belle, mais par la concentration de flamands (il y en avait des milliers… D’ailleurs de manière générale, nous ne pensions pas qu’il y aurait autant d’animaux, ce côté un peu « safari » du voyage nous a beaucoup plu également) et la possibilité de s’en approcher au plus près. Nous étions absolument tous seuls, encore un grand moment !

Autres lagunes (Honda, etc…) : on finit presque par se lasser, sachant qu’on en a déjà beaucoup vu depuis le début du voyage mais elles sont jolies aussi.

Salar de Chiguana : un bon apéritif pour le Salar de Uyuni ! La voie ferrée qui passe au milieu est assez incroyable et donne l’occasion de faire de magnifiques photos.

Nécropole de San Juan de Rosario : on peut s’en passer, les « vraies » momies qu’on voit notamment au musée san miguel de azapa sont bien plus intéressantes.

Cuevas de Galaxias : pour la cave avec les vestiges funéraires, même remarque que pour la nécropole de San Juan. Pour la cave avec les stalactites : c’est tout petit, pas sûr que ça mérite vraiment un arrêt, mais l’histoire de la découverte de l’endroit est assez drôle.

Musée de Chantani : ce sont en fait surtout des rochers regroupés entre eux par le propriétaire du lieu pour en faire des formes qui ressemblent à des animaux ou des plantes. Il y a aussi un petit musée avec quelques animaux empaillés (pas très bien d’ailleurs, mais ça donne du charme !). Juste à côté, une jolie église. Rien d’indispensable, mais sympa.

Salar de Uyuni : on a beau avoir vu plein de photos, ça reste exceptionnel ! Evidemment un des grands moments du voyage ! Un peu trop de monde sur l’île de Incahuasi (d’ailleurs, petite erreur dans le roadbook, où il est indiqué qu’elle est également nommée île del Pescador, alors qu’en fait l’île del Pescador est une autre île un peu plus loin) mais ça n’est pas une raison pour ne pas y aller, la vue est impressionnante.

Ancien hotel de sel : pas très accueillant, il faut acheter quelque chose à la boutique pour avoir le droit de voir les chambres, qui n’ont pas l’air de présenter le moindre intérêt ! Arrêt dont on peut se passer aisément.

Usine de sel : courte visite, mais très intéressante, on voit à quel point tout est manuel. A faire !

Salar de Uyuni, Bolivie

Uyuni : pas grand chose en ville, mais le cimetière des trains est vraiment bien pour faire de bonnes photos, nous avons beaucoup aimé.

San Cristobal : l’histoire de ce village déplacé est intéressante, on se rend compte sur place qu’il y a effectivement eu pas mal d’argent mis sur la table, le village est beaucoup plus organisé qu’ailleurs. Pas grand chose à voir cependant, à part la jolie église, mais on ne peut pas y entrer.

Route Ollagüe – Chiu Chiu : très jolie piste (non goudronnée), avec de beaux salars, comme je le disais plus haut, ça vaut le coup !

Pukara de Lasana : fermée à notre arrivée, nous n’avons pu qu’y jetter un oeil (gentiment le chauffeur s’est arrangé pour nous faire passer quelques minutes derrière la grille). Peut-être qu’en ayant plus de temps notre avis serait différent, mais là comme ça, je pense que Quitor est beaucoup plus intéressant. La vallée pour arriver à Lasana est jolie, mais ça ne vaut pas les presque 20 km de détour sur une toute petite route à quasi sens unique.

Chiu Chiu : dommage que l’église soit couverte de tags (du texte en grosses lettres qui semble assez récent), mais elle vaut le coup d’oeil.

Route Calama-Pica : il y a une erreur sur le roadbook, vous indiquez 486 km entre les deux villes, en fait c’est 323. Par ailleurs vous indiquiez sur cette journée de déjeuner à Pica, ce qui n’est pas possible, même sans notre panne on aurait été à Pica au mieux en milieu d’après-midi. Nous avons donc décidé de manger dans le village qui semblait être le plus gros, d’après la carte, à savoir Quillagua. Mais en fait, arrivé dans le village en contrebas de la route 5, il n’y a rien, à part deux « boutiques » qui vendent quelques gateaux secs et quelques chips. On a donc fait avec ce qu’il y avait, et c’est dommage, parce qu’en fait quelques km plus loin au niveau du poste de douane, il y avait plusieurs restaurants !

– Matilla/Pica : nous sommes arrivés tard, et repartis tôt, donc nous n’avons pas pu trop en profiter, mais nous n’avons pas été emballés par le lieu. Ceci dit, la grande piscine naturelle, que nous n’avons pas vue, doit sûrement être agréable.

La Tirana : nous n’y sommes pas allés, nous avions du retard à rattraper !

Los Pintados : sympa, mais nous pensions que c’était plus étendu. Ce serait d’ailleurs bien de préciser dans le roadbook combien de temps il faut compter pour des endroits comme ça, plutôt qu’uniquement le détour en km (en l’occurrence, 30 min je pense).

Géoglyphes de Tiliviche : Franck nous avait dit que c’était dans notre dos après la remontée, mais nous n’avons rien vu, on ne doit pas être très doués. Au début de la ligne droite qui débute après la gorge, nous avons vu un panneau en bois, à côté d’une piste, où il était écrit « Geoglyphes de Tiliviche ». Il n’y avait pas de flèche, mais on pouvait supposer qu’il fallait prendre la piste. Dans le doute, et la piste n’ayant pas l’air très bien dessinée, nous n’avons pas essayé.

Gorges de Chiza et Chica : la route est bonne, mais quand même sacrément vertigineuse. Je ne m’y attendais pas, vu que vous aviez dit qu’il n’y avait pas ce genre de choses sur le parcours. Là pour le coup, c’est très désagréable pour quelqu’un comme moi ! Ceci dit, c’est assez joli (surtout la partie tout en bas dans la gorge de Chiza, où en plus il faisait mauvais temps, c’était très sombre, ce qui renforçait le côté apocalyptique de l’endroit), mais pas suffisamment pour que tous ces km vaillent la peine. C’est donc un peu la même chose que la journée précédente, d’où ce que je disais dans le paragraphe sur le parcours : je pense qu’il vaut mieux prendre un vol Calama – Arica et faire autre chose de ces deux jours.

Putre : le village n’est pas spécialement joli, mais le cadre naturel est agréable et les restaurants pas chers et bons (Kuchumarka et Rosamel).

Arica : il ne faisait pas très beau, donc nous ne sommes pas montés sur le Morro. Nous avons fait un tour rapide dans le centre, l’église San Marcos est particulièrement originale.

Musée San Miguel de Azapaz : très bien fait, et d’autant plus instructif pour nous que le musée prête un book en français qui contient toutes les explications. Là encore quelques explications complémentaires sur la route à prendre seraient bienvenues dans le roadbook : déjà pour aller au musée depuis le centre d’Arica (mais dans le routard c’est bien expliqué), puis pour la suite. Nous avons vu qu’il existait une route un peu après le musée qui partait à gauche et rejoignait la route 11, Franck ne l’avait pas surlignée sur le plan, mais je suppose que vous pensiez à celle là dans le programme. Elle est un peu vertigineuse, mais assez large, goudronnée et en parfait état, donc c’est un bon raccourci même si a priori ça fait rater des géoglyphes à Lluta.

Socorama : le détour est assez long pour pas grand chose (l’église n’est que partiellement debout, des travaux sont en cours), même si les terrases sont jolies. Au passage, nous n’avons pas vu de toits d’adobe comme indiqué dans votre descriptif, il n’y a que des maisons avec un toit en tôle ondulée !

Lauca : les paysages sont très beaux, par contre la route est en travaux (une seule voie ouverte) sur une trentaine de km, l’attente peut être un peu longue.

Volcan Parinacota, lac Chungara

Village de Paranicota : très jolie église (mais fermée). Pour y accéder, il y a une piste qui est indiquée sur tous les plans, mais nous l’avons ratée (aucun panneau). A cause des travaux, nous avons continué plutôt que de faire demi tour, et nous avons bien fait parce qu’en fait il y a plus loin une piste bien meilleure (qui elle est indiquée par un panneau mais non indiquée sur les plans). Je pense que c’est à préciser dans le roadbook.

Lagune Cotacotani et Lac Chungara : le lieu est superbe, mais l’incessant passage de camions gâche un peu le plaisir (il y en a vraiment énormément !). En plus, nous n’avons pas eu de chance, le ciel était chargé le matin, nous espérions que ça se lève, mais ça n’a pas été le cas. Le lendemain c’était tout bleu, mais comme nous pensions que la journée Putre-Colchane serait très longue, nous ne sommes pas retournés au lac.

Thermes de Jurasi : ne vaut vraiment pas la peine (sauf à ne s’être baigné nulle part ailleurs), le cadre n’est pas très joli.

Journée Putre-Colchane : très belle journée, avec de superbes paysages. La piste est bonne jusqu’à Surire, ensuite c’est plus aléatoire, il y a pas mal d’endroits où il faut aller lentement, il y a des gués, mais au final, avec un 4×4, ça ne pose aucun problème. Jusqu’à Surire, on croise quelques camions, en revanche après il n’y a vraiment personne (à part quelques ouvriers qui restauraient une église dans un petit village abandonné), heureusement que nous avions une voiture fiable cette fois.

Sur cette journée, les églises nous ont bien plu, notamment à Guallatire et Isluga.

Le Salar de Surire est très beau, et nous sommes allés jusqu’à Polloquere. Franck nous avait dit que nous pouvions continuer après Polloquere et que la piste rejoignait la piste principale vers Colchane, mais le garde de la Conaf avait l’air de dire (pas évident de se comprendre, il ne parlait pas un mot d’anglais) que ça n’était pas une bonne idée et que ça faisait passer en Bolivie, donc nous n’avons pas pris de risque et avons fait l’aller retour. C’est un peu long, mais ça vaut la peine vu la magie de Polloquere.

Route Colchane-Iquique et Géant d’Atacama : la route est jolie sans plus, et le Géant est vraiment décevant. On pensait qu’on le voyait bien depuis la grande route, ce qui n’était pas trop le cas, donc on a pris une piste pour se rapprocher, mais ce n’était pas beaucoup mieux ! Nous avons préférés les autres géoglyphes, Los Pintados notamment.

Sur cette journée, vous indiquiez qu’on pouvait manger à Pozo Almonte, mais on y arrive un peu trop tôt, donc, comme conseillé par Franck, nous sommes allés jusqu’à Iquique et avons mangé là bas.

Iquique : la ville est intéressante pour son emplacement original, et pour le centre ville effectivement bien restauré. Les plages sont assez décevantes en revanche, surtout celles qui sont un peu en dehors de la ville : on pensait qu’il y aurait moins de monde que sur celles du centre, ce qui n’était pas trop le cas, et surtout elles sont malheureusement très sales.

Valparaiso : un de nos endroits préférés, c’était vraiment bien de terminer le voyage par la découverte de cette jolie ville.En plus des balades à pieds, nous sommes allés à la Sebastiana, dont la visite vaut la peine.Nous sommes aussi tombés par hasard sur le restaurant Cafe Vinilo, qui sert une très bonne cuisine chilienne. En plus le cadre est très sympa, et le service aussi (la serveuse parlait d’ailleurs très bien français). Vraiment à conseiller.
Voilà, tout cela est très subjectif bien sûr, ce n’est que notre avis.

Voilà, j’arrive au bout, désolé d’avoir été aussi prolixe, mais il y a beaucoup de choses à dire sur un long (et beau !) voyage comme celui-là. J’espère que ça pourra vous être un peu utile… Mais au pire je suis content de l’avoir écrit pour moi.

Merci encore pour votre aide, ainsi que celle de Franck et de toute l’équipe, et à bientôt !

Bien cordialement,

Pierre-André