Visite du département de Santa Cruz, Bolivie : guide de voyage

Géographie, climat, patrimoine, parcs naturels, monuments, fêtes, hôtels, restaurants.

Situation géographique de Santa Cruz

Le département de Santa Cruz est le plus oriental de la Bolivie et couvre une superficie équivalente à 34% du territoire total national. Un tiers de celui-ci comprend la zone montagneuse du département, tandis que sur le reste abrite la plaine amazonienne et le Chaco boréal. Santa Cruz, véritable paradis tropical, offre une variété de paysages naturels et un indice de biodiversité des plus importants au monde, grâce à ses vastes forêts à la végétation luxuriante. Le département est aussi le plus industrialisé et l’un des plus riches du pays, grâce notamment à l’existence de champs pétrolifères.

Climat : Santa Cruz jouit majoritairement d’un climat tropical. Les températures moyennes varient autour de 20 degrés en hiver, entre 29 et 32 degrés au printemps et en été, et peuvant parfois atteindre les 40 degrés. Toutefois, l’amplitude des variations climatiques entres les différentes zones du département est relativement importante. Le département de Santa Cruz possède un climat tempéré à froid dans la région la plus occidentale (Andes, alturas de Comarapa, Valle Grande), tempéré à chaud à mesure que l’on descend vers les plaines, puis chaud dans la région des plaines. Il existe des courants de froid polaire appelés surazos, fréquents en hiver. Voir notre fiche : Quand partir en Bolivie.

Que voir dans la ville et le département de Santa Cruz ?

bullet Santa Cruz de la Sierra
Santa Cruz de la Sierra est la capitale du département de Santa Cruz, mais aussi la capitale économique et la ville la plus peuplée de Bolivie. En effet, l’agglomération cruceña, située sur les rives du fleuve Piraí, recense environ un million et demi d’habitants.
Santa Cruz de la Sierra est fondée par le capitaine espagnol Ñuflo de Chávez en 1561 sur les rives du Río Grande dans la Chiquitania, à la suite d’une expédition partie d’Asunción del Paraguay et destinée à étendre les territoires de la couronne espagnole. La ville est déplacée par deux fois, principalement pour cause de pénuries, d’abord à l’emplacement de l’actuel Santuario de Cotoca, puis à San Lorenzo Real de la Frontera, son emplacement actuel. On peut aujourd’hui visiter les restes de la première ville sur le site archéologique de Santa Cruz la Vieja.
Jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, Santa Cruz est une ville marginalisée du fait de son enclavement. Cette situation va s’améliorer avec la construction d’infrastructures de transport qui l’intègrent aux marchés nationaux et internationaux et stimulent son économie. Actuellement, Santa Cruz est une ville moderne et prospère dont le dynamisme est un moteur majeur pour le développement du pays.

bullet Plaza 24 de septiembre
C’est la place centrale de Santa Cruz qui servit de point de départ à la construction de la ville. Il y a plus de 400 ans, lorsque Lorenzo Suárez de Figueroa et Gonzalo Soliz de Holguín déplacent la ville de Cotoca à San Lorenzo, ils choisissent la grève du fleuve Piraí pour établir cette place historique, berceau de la future Santa Cruz de la Sierra. C’est autour de celle-ci qu’ont surgi les premières rues et maisons selon une architecture en échiquier. Actuellement, la place 24 de septiembre, nommée en l’honneur du cri libérateur de 1810, est toujours entourée d’édifices historiques : la Basílica Menor de San Lorenzo, la Casa de Gobierno (siège du gouvernement départemental), la mairie et le bâtiment central de l’Université Autonome Gabriel René Moreno.

Basílica Menor de San Lorenzo
Située sur la plaza 24 de septiembre, elle fut édifiée au XVIe siècle par Fray Diego de Porres. En 1770, l’évêque Ramón de Herbosos ordonna au sacristain majeur Don Antonio Lombardo la reconstruction de l’église. A l’époque du Mariscal Andrés de Santa Cruz (1838), l’ancien temple fut remplacé par une nouvelle église de style éclectique, imaginée par l’architecte français Felipe Bertrés. A noter, ses voûtes en bois décorées de manière pittoresque, ou encore l’autel principal qui conserve une partie du revêtement original en argent gravé, provenant de la mission jésuite de San Pedro de Moxos. Une de ses tours offre un magnifique mirador. La Basilique renferme également le Museo Catedralicio de Arte Sacro, qui conserve des œuvres et archives historiques datant entre 1602 et 1945. La Basilique a été déclarée Patrimoine Historique National.

Biocentro Güembe
Il s’agit d’un paradis naturel de 24 hectares débordant de plantes exotiques, de forêts luxuriantes et d’animaux caractéristiques de la région, évoluant dans leur habitat naturel. Le Biocentro Guembé accueille également une papilloneraie, un parc ornithologique, un jardin d’orchidées, une termitière, des ruches et un musée d’art rupestre. Il propose diverses promenades à travers des sentiers écologiques, après quoi il est possible de profiter d’un moment de détente dans l’une de ses piscines.

Jardín botánico de Santa Cruz
Ce jardin de 186 hectares présente un aperçu de la grande beauté de l’est bolivien, avec ses deux grandes forêts, la forêt subtropicale des plaines et la forêt chaqueña. Sa création date de 1987 et vise essentiellement à préserver les plantes et les écosystèmes aquatiques de la région. Un sentier écologique permet aux visiteurs de traverser le jardin et d’accéder à une lagune où l’on peut observer des capybaras (gros rongeurs), des caïmans et de nombreuses espèces aviaires.

Jardín zoológico de Santa Cruz
Fondé par le naturaliste Noel Kempff Mercado, il s’agit de l’unique parc zoologique spécialisé dans la faune native du sous-continent américain. Inauguré en 1979, le zoo abrite plus de 250 espèces et plus de 2.000 animaux. Ceux-ci proviennent des diverses écorégions de la Bolivie tels que la puna, les vallées, la savane, les bois humides ou encore le Chaco, mais aussi du continent sud américain dans son ensemble. Parmi les espèces que l’on peut y apercevoir, notons les caïmans du Chaco, l’Anaconda du Pantanal, des jaguars, tatous ou fourmiliers.

Museo de Historia Regional del departamento de Santa Cruz
L’édifice qui héberge le Musée d’Histoire Régionale du département de Santa Cruz est inscrit au Patrimoine historique de la ville depuis 1999. Situé sur la rue Junin, ce bâtiment appartenait à l’une des familles cruceñas des plus fortunées du début du XXe siècle. Son architecte est le yougoslave Mario Knez, qui fit venir de Buenos Aires les vitraux et les ferrures qui ornent l’édifice. En 1990, la maison fut transformée en musée et reçut des documents qui datent pour les plus anciens de l’année 1600. Les salles du premier étage sont consacrées aux expositions permanentes, avec la salle des pièces archéologiques, la bibliothèque et les archives, tandis que le rez-de-chaussée accueille des expositions temporaires de photographie mais aussi des événements tel que séminaires, pièces de théâtre ou expositions universitaires.

Museo de Arte Sacro
Créé en 1983 sur une initiative de Monseigneur Carlos Gericke Suarez, ce musée est destiné à faire partager au public le patrimoine historique, culturel et les œuvres religieuses de la Basílica Menor de San Lorenzo. Il comprend quatre salles d’exposition : l’une est dédiée aux sculptures en bois, une autre aux ornements liturgiques, une troisième à l’orfèvrerie et la quatrième abrite la galerie des évêques et les joyaux. Le musée possède aussi d’importantes archives qui relatent l’histoire de Santa Cruz et du Royaume d’ Espagne, de 1602 à 1945.

Chiquitania
C’est le nom donné à la zone constituée par les provinces Ñuflo de Chávez, Velasco et Chiquitos. La région de Chiquitania doit son nom aux populations autochtones de la région, les Chiquitos. C’est dans cette région que les missionnaires jésuites se sont installés à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle. Six des missions de la Chiquitania (San Javier, Concepción, San Rafael, San Miguel, San Jose et Santa Ana) sont inscrites au Patrimoine Mondial depuis 1990. C’est aussi dans cette région que Ñuflo de Chavez fonda la première Santa Cruz de la Sierra. Les terres de la Chiquitania sont faiblement peuplées mais particulièrement riches en ressources naturelles, et regorgent de sites magnifiques.

Missions jésuites de Bolivie – voir notre dossier spécial
Dès le XVIe siècle, l’installation des colons espagnols en Amérique du Sud est marquée par la mise en place d’un système de contrôle et d’exploitation des indiens, l’encomienda. A partir de l’année 1550 et la controverse de Valladolid, apparaît un débat sur la façon de coloniser et de convertir les populations autochtones. Certains ordres religieux, dont les disciples de la Compagnie de Jésus, défendent l’évangélisation par la mise en place d’une organisation sociale au centre de laquelle serait placé le développement des communautés locales. Du XVII au XIXe siècles les missionnaires jésuites fondèrent ainsi 44 missions dans le cône sud, dont 14 en Bolivie.

L’objectif des membres de la Compagnie fondée par Ignacio de Loyola était la christianisation des populations autochtones, mais aussi leur sédentarisation et l’adoption d’une nouvelle organisation politique. Ils étaient aussi chargés de garantir la paix dans une région qui constituait la limite entre les territoires des couronnes espagnoles et portugaises. Les jésuites enseignèrent aux indiens de nouvelles méthodes agricoles, architecturales ou encore artistiques. Même si la langue guarani fut conservée au sein des missions, l’évangélisation impliqua l’abolition de toute forme de culte traditionnel.

Alors que les missions paraguayennes et argentines furent toutes détruites ou abandonnées, les missions de Chiquitos vivent encore en conservant les traditions qui sont à l’origine de la culture chiquitana. L’édification des missions de la Chiquitanía date pour la première (San Javier) de 1691 et prit fin en 1760. A l’expulsion des jésuites en 1767 sur ordre du roi d’Espagne, les missions devinrent des villages civils, tout en gardant fièrement leur héritage religieux, artistique, culturel et social. De ce fait, les habitants de Chiquitos conservent encore aujourd’hui un mode de vie, des coutumes et des croyances issues de la fusion entre la culture missionnaire et celle des peuples natifs de la région.

Piedra de los Apóstoles
A San Javier, la Piedra de los Apóstoles est une formation en pierre granitique d’origine volcanique, où les Piñocas (ethnie éteinte) adoraient le Dieu Nupayaré, qu’ils représentaient sous l’apparence d’une autruche sacrée. Ces derniers assistaient à cette célébration en revêtant un costume de Yaritú (autruche). Ainsi, la danse des Yaritúes exprime leur reconnaissance pour les récoltes fructueuses. Cette formation rocheuse a été rebaptisé Pierre des apôtres par les missionnaires car elle est composée de douze pierres.

Mirador Piedra del Bibosi
Sur cette formation en roche caractéristique de la région repose un vieux Bibosi, arbre traditionnel qui pousse sur les roches ou autour d’autres arbres, notamment autour du palmier motacú. Le Bibosi est un élément présent dans les légendes de longue date des communautés de la Chiquitania.

Ascensión de Guarayos
Ascensión de Guarayos est une réduction franciscaine fondée en 1826 par le père José Gregorio Salvatierra aidé de la tribu Guaraya. Située à 300 km au nord de la ville de Santa Cruz, sur la route qui la relie à Trinidad (capitale du Beni), Ascensión de Guarayos est la capitale de la province de Guarayos. La production artisanale est la principale activité de la population Guaraya, notamment la fabrication d’instruments de musiques et de meubles sculptés ou le tissage de hamacs.
L’église d’Ascensión fut construite en 1862 mais démolie en 1982 à cause de son état de dégradation avancé. L’actuelle église présente un nouveau style avec de larges vitraux, un Christ suspendu et des sculptures sur la façade. Sur la porte principale, le Credo est gravé en langue Guaraya.

Les environs d’Ascensión de Guarayos comptent de nombreuses lagunes, telles que la Laguna Corazón ou Brava, et de fantastiques parcs naturels dont le parc Ambue-Ari, à 45 km du village. Celui-ci renferme 600 hectares de jungle, ou la Reserva de Vida Silvestre Ríos Blanco y Negro, habitat d’une abondante faune sauvage.

Las Piedras de Paquio
Sur la route reliant les missions jésuites de San Javier et Concepción, on rencontre l’une des plus belles formations rocheuses du massif chiquitano, las Piedras de Paquió. Cet ensemble de pierres tient en équilibre selon un alignement intact depuis des millions d’années. A proximité de celles-ci, un lac et des cabanes permettent de profiter d’un moment de détente et d’observer les nombreuses espèces aviaires de zone. Il est également possible d’y visiter un élevage de buffles.

Chochis
Le village de Chochís se situe à l’extrême est de la province de Chiquitos, à environ 410 km de la ville de Santa Cruz de la Sierra. Déclaré Patrimoine Culturel et Naturel, le village est connu pour divers sites culturels, religieux, archéologiques et naturels. Parmi ses trésors, la torre de Chochís est la plus imposante. Après une heure de route depuis San José, on découvre cet impressionnant monolithe de 320 m de haut, parfois appelé Torrecilla ou encore Muela del Diablo. Le sommet du cerro Chochís se trouve à 1.290 m au-dessus du niveau de la mer, ce qui en fait le point le plus haut de l’Orient Bolivien. A ses pieds, le sanctuaire Mariano de la Torre est dédié à la Vierge Nuestra Señora Asunta de Chochís, patronne du village. Récemment, des fossiles et des formations géologiques de la fin de la période Tertiaire et du début du quaternaire ont été découverts dans la région. Depuis le village, une agréable balade vous mènera jusqu’au Voile de la Mariée, une cascade d’eau cristalline de plus de 20 m de hauteur.

Roboré
Roboré, aussi connu comme la Perla del Oriente, est un véritable trésor naturel : végétation extraordinaire, nombreux cours d’eau, cascades et piscines naturelles se cachent dans cette région du Sudeste Chiquitano. A 400 km à l’est de Santa Cruz de la Sierra sur la ligne ferroviaire reliant Santa Cruz à Corumbá au Brésil, Roboré et ses environs regorgent d’attraits : peintures rupestres, chutes d’eau, thermes… Les cascades del Chorro San Luis, les Totaisales et ses palmiers Totai, ou encore les thermes d’Aguas Calientes sont quelques uns des lieux à découvrir dans les alentours de Roboré.

bullet Aguas calientes
Dans les environs de Roboré, les thermes d’Aguas Calientes se trouvent au milieu d’un environnement naturel splendide et verdoyant. C’est l’endroit idéal pour se baigner. Leurs eaux chaudes d’origine volcanique ont des propriétés curatives reconnues, notamment pour soigner rhumatismes et maladies de la peau. Ce lieu paradisiaque est beaucoup fréquenté par les habitants de la région, y compris par la communauté mennonite pourtant habituellement peu encline à se mélanger au reste de la population.

bullet Santiago de Chiquitos
Santiago de Chiquitos est l‘une des dernières missions jésuites établies dans la Chiquitania. On la trouve dans les collines de la Réserve Municipale de la Vallée de Tucavaca, a 22 km à l’est de Roboré. Protégé de la chaleur des plaines par les montagnes alentours, le village jouit d’un climat très agréable. La zone montagneuse de Santiago offre de nombreuses possibilités de randonnées ou d’excursions, réalisables à pied ou à cheval.

bullet Mirador de Tucavaca
Le mirador de Tucavaca domine la vallée du même nom et offre un paysage unique sur les monts environnants. Un sentier éco touristique nommé La Antesala del cielo nous mène au pied de formations en pierre de plusieurs mètres de haut, des monolithes considérés comme les gardiens du village. La vallée de Tucavaca est une réserve dans laquelle sont protégées plus de 1.500 espèces de plantes et plus de 100 espèces de mammifères.

bullet Samaipata
Samaipata, nom signifiant repos dans les hauteurs en quechua est un charmant village à 120 km au sud-ouest de la ville de Santa Cruz. Situé à 1.650 m d’altitude, Samaipata est apprécié pour la beauté de ses paysages, ses charmantes rues coloniales et la clémence de son climat, influencés par les chaleurs tropicales et la fraîcheur des hauteurs préandines. Le village possède un petit musée archéologique, mais sert surtout de point de départ pour les excursions au Fort de Samaipata ou dans le Parc national Amboró.

bullet Fort de Samaipata
Déclaré Patrimoine Culturel de l’Humanité par l’Unesco en 1998, le fort de Samaipata est un majestueux temple pré incaïque sculpté dans la roche, au sommet d’une petite montagne de 1.949 m d’altitude. A 6 km du village de Samaipata, le site offre un panorama exceptionnel sur la zone de transition entre les Andes et les zones plus basses de l’est. Il est composé d’une colline, ornée de nombreuses gravures qui représentait le centre cérémoniel de la cité, et d’une zone résidentielle plus au sud. Les restes trouvés sur le site ont permis de déduire que le mont fut occupé par deux civilisations différentes : les Mojocoya (dès le IVe siècle) et les Incas (XIVe siècle). Ses bâtisseurs y ont sculpté des félins, des ophidiens, des plumes, mais aussi des escaliers, des terrasses ou des sièges. Deux tours d’observation permettent aux visiteurs d’admirer en hauteur l’immense rocher sculpté, véritable témoignage des croyances préhispaniques.

bullet Cuevas de Samaipata
Enfouies dans une petite vallée à 20 km de Samaipata, las cuevas sont trois cascades retombant dans des lagunes bordées de plages de sable fin, idéales pour se baigner après une petite ballade.

bullet Parc National Amboró
Le Parc national Amboró se trouve à l’ouest du département de Santa Cruz, dans une zone appelée le Coude des Andes. A cet endroit, la Cordillère Occidentale change de direction, ce qui provoque les différences de climat que l’on rencontre dans le parc : le nord est chaud et humide tandis que le sud est sec et les températures y sont plus modérées. Créé en 1984, le parc Amboró s’étend sur 636.000 hectares entre 320 et 3.300 m d’altitude. Il se compose de quatre importantes écorégions : los forêts humides de l’Amazonie, les forêts et pampas des Andes, les bosquets secs du Chaco et les savanes du Cerrado. Il abrite plus de 3.000 espèces de plantes dont 500 espèces d’orchidées, 812 espèces d’oiseaux, 73 d’amphibiens, 105 de reptiles et 127 de mammifères dont 43 de chauve-souris.

bullet Cataratas del Jardín de las Delicias
El Jardín de las Delicias est l’un des accès au Parc national Amboró, à environ 70 km de Santa Cruz de la Sierra. Le jardin comprend un réseau de sentiers écologiques menant à quatre magnifiques chutes d’eau formées par le río Surutú, au milieu d’une végétation luxuriante. L’une d’entre elles atteint 195 m de hauteur. Outre les points de vue remarquables sur le parc, les cascades sont un lieu idéal pour l’observation d’animaux sauvages ou la descente en rappel, et forment des piscines naturelles dans lesquelles se rafraîchir. L’une des cascades recouvre une grotte qu’il est possible de rejoindre pour admirer les chutes d’eau de l’intérieur.

bullet Route du Che
Cette route retrace le parcours du légendaire révolutionnaire Che Guevara depuis son arrivée en Bolivie en juin 1966, jusqu’à son exécution en octobre 1967 durant sa lutte auprès des guerilleros. Depuis Vallegrande, on accède aux villages dans lesquels il a séjourné. Ce voyage historique commence à Ñancaguazú et se poursuit dans les villages d’Iripití, Muyupampa, Samaipata, Vado del Yeso, Masicurí, Alto Seco, puis dans la Quebrada del Churo où il fut capturé par les militaires, et enfin à La Higuera, où il fut exécuté. A Vallegrande, où les restes du révolutionnaire furent enterrés, un musée expose des objets ayant appartenu aux guérilleros.

bullet Vallegrande
Vallegrande est une province du département de Santa Cruz, qui doit son nom aux vastes vallées fertiles qu’elle renferme. Elle est mondialement connue pour avoir été le théâtre des luttes guérilleras qui ont eu pour conséquence l’exécution du célèbre Che Guevara. La capitale de la province, également nommée Vallegrande, est située à 244 km de Santa Cruz. Le village a conservé ses maisons coloniales et ses rues en terre. Parmi les visites proposées, on compte celle de la buanderie de l’hôpital de Vallegrande où le corps sans vie du Che fut présenté aux journalistes, ainsi que celle du mausolée qui fut édifié en son honneur.

bullet Parc national Noel Kempff Mercado
Ce parc est une véritable merveille de biodiversité. Créé en 1979, il est situé dans la région nord-ouest du département de Santa Cruz, dans le macizo de Brasilia. Avec une superficie de 1.523.446 hectares, c’est la réserve naturelle la plus importante du pays et l’une des plus vastes du bassin de l’Amazone. Elle fut inscrite au Patrimoine Naturel de l’Humanité de l’Unesco en 1991. Le parc abrite un large éventail de zones biogéographiques : la région amazonienne du nord, les forêts sèches subtropicales du sud, le Cerrado brésilien à l’est et la forêt chiquitana à l’ouest. Le parc dans son ensemble est le prolongement de l’Escudo Brasileño (le bouclier brésilien) et a servi traditionnellement à l’exploitation du caoutchouc. Il est l’habitat d’environ 4.000 espèces végétales et de nombreuses espèces animales, parmi lesquelles plus de 600 espèces aviaires et des jaguars, singes, dauphins, tigresillos ou caïmans, notamment.

bullet Parc régional Lomas de Arena
Le parc régional Lomas de Arenas se trouve à 12 km au sud de la ville de Santa Cruz. Il s’étend sur une superficie de 13.326 hectares dont plus de 3.000 sont des dunes. Outre ses impressionnantes collines de sables, le parc est formé de forêts humides du Chaco et de savanes qui hébergent une faune riche, avec 286 espèces aviaires et 50 espèces de reptiles. Un sentier écologique de 5 km permet de profiter pleinement des dunes et de réaliser des ballades à cheval.

bullet Bella Vista
Bella Vista, à une vingtaine de km de Samaipata, est un village en pleine nature dans lequel quatre sentiers éco-touristiques ont été aménagés pour permettre de découvrir son incroyable biodiversité de manière respectueuse. Le sentier du Cañadon s’étend sur 11 km en traversant une forêt de lianes, fougères, lichens et orchidées, au cours desquels les promeneurs rencontrent des chutes d’eau allant jusqu’à 60 m de haut, ainsi que de nombreux animaux dont le majestueux condor. Un autre sentier plus court, celui de la Cola de Mono (la queue du singe), doit son nom à un cactus endémique de cette région de la Bolivie, dont les fleurs d’un rouge intense colorent le paysage. Tous ces circuits sont ponctués de piscines naturelles qui permettent de se rafraîchir.

 

Fêtes et événements à Santa Cruz

bullet Festival de Musique Renaissance et baroque américaine, Misiones de Chiquitos : ce festival est reconnu comme l’évènement de musique ancienne le plus important au monde. Tous les deux ans, les missions de la Chiquitania accueillent ce festival qui permet de perpétuer une musique emmenée par les pères jésuites, et qui continue d’être enseignée dans les écoles de musique des missions.

bullet Festival de la Orquídea : tous les ans, des milliers de personnes se rendent à la mission de Concepción dans la Chiquitania, véritable sanctuaire de l’orchidée.

Hôtels : où dormir à Santa Cruz?

bullet Hotel Boutique Cinco : au cœur de la ville de Santa Cruz, cet hôtel est basé sur le concept Feng Shui. Les chambres spacieuses et confortables vous garantissent un séjour de tout repos, avec un service personnalisé. Jacuzzi, piscines et salle de thérapie naturelle.
bullet Hotel Refugio Los Volcanes : lodge de style colonial en bordure du Parc national Amboró, à 75 km de la ville de Santa Cruz. Caché dans la vallée, il vous offre une vue panoramique sur les volcans et la forêt tropicale environnante. Piscines, cascades naturelles et grand jardin font de cet hôtel un petit paradis loin de la ville.
bullet Hotel El Pueblito Resort : l’architecture de ce resort de Samaipata est celle d’un village colonial de l’Oriente bolivien du XVIIIe siècle. Hôtel de qualité et confortable, il sert de point de départ pour de nombreuses excursions comme la visite du parc Amboró, le fort de Samaipata et d’autres sites naturels de la région. Piscine extérieure, jacuzzi.
bullet Hotel Spa Santa María La Antigua : situé à 5 km de Buena Vista, cette grande hacienda est idéalement située pour profiter de la nature luxuriante et relaxante de la région. Le restaurant propose une gastronomie typiquement bolivienne. De nombreuses activités sont également proposées comme une marche écologique dans la forêt amazonienne ou des démonstrations de chevaux. Piscine et Spa.
bullet Hotel Casa Patio : de style colonial, il se trouve au cœur du quartier Las Palmas, dans la ville de Santa Cruz. Grâce à sa situation à quelques pas du terrain de golf de Las Palmas et près du club de tennis et du centre équestre, les activités ne manquent pas. L´hôtel se situe à 12 minutes du centre-ville.
bullet Villa Chiquitana : à San José de Chiquitos, ce couple de français vous accueille dans leur hôtel de charme. Située entre Santa Cruz de la Sierra et la frontière brésilienne, c’est le point de départ idéal pour découvrir à la fois San José de Chiquitos et les parcs nationaux Kaa Iya, Noël Kempff Mercado et le Pantanal. La maison coloniale est très confortable, avec piscine et jardin paysager.

Gastronomie : que manger à Santa Cruz?

bullet Majao : préparation à base de charque (viande sèche) ou de canard, accompagnée de riz, d’œuf et bananes frits, et assaisonnée de piment moulu.
bullet Sopa de maní : épaisse soupe de cacahuètes, dans laquelle on ajoute des légumes et parfois du poulet.
bullet Chicha : boisson traditionnelle consommée dans plusieurs pays d’Amérique latine. En Bolivie, elle peut être à base de maïs ou d’arachides. Dans l’Orient bolivien, elle est consommée fraîche et les habitants de la Chiquitania la boive lors de fêtes religieuses et traditionnelles.

Restaurants : où manger à Santa Cruz?

Café 24 : un agréable café très accueillant avec une cuisine de qualité. Concerts en soirées.
Restaurants Santa Cruz, Bolivie Casa del Camba : ce restaurant vous propose des plats typiques de l’Orient bolivien.
Restaurants Santa Cruz, Bolivie La Casona : tenu par un gérant allemand, il vous sera possible d’y déguster des plats tels que le schnitzel et le schweinebraten dans l’agréable patio, le tout accompagné d’une bière germanique bien entendu.

Transports : comment se rendre à Santa Cruz?

bullet Avion : l’aéroport Viru Viru, situé à 18 km de Santa Cruz de la Sierra est celui des vols internationaux mais aussi de ceux en direction de La Paz ou Cochabamba. L’aéroport El Trompillo, à 2 km de la ville, est quant à lui le point de départ des vols locaux en direction de Sucre, Trinidad et également La Paz ou Cochabamba.

bullet Bus : des bus permettent de relier Santa Cruz avec les nombreuses villes de la région comme Sucre, Cochabamba ou Potosí. Les voyages se font majoritairement de nuit avec un départ vers 20h pour éviter les chaleurs de la journée. Pour les voyageurs pressés, il vaut mieux prendre l’avion car les retards et les pannes sont fréquents en particulier durant la saison humide durant laquelle il arrive que les pistes ne soient plus praticables par les bus pour cause d’intempéries.

bullet Train : le réseau s’améliore progressivement mais les trains roulent encore assez lentement. Deux lignes principales relient la gare de Santa Cruz à Yacuiba (à la frontière avec l’Argentine) ou à Quijarro (frontière brésilienne).

Circuits d'exception

Bolivia Excepción propose plusieurs circuits faisant escale dans le département de Santa Cruz.

bullet Séjour dans le Sud bolivien : ce circuit de 17 jours vous fait découvrir les incontournables du sud du pays, avec la ville coloniale de Sucre, l’Amazonie et les missions jésuites à Santa Cruz, l’altiplano et le salar d’Uyuni à Potosí.

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