Visite du département de Cochabamba, Bolivie : guide de voyage

Géographie, climat, patrimoine, fêtes, gastronomie, restaurants, hôtels, circuits.

Situation géographique et climat de Cochabamba

Le département de Cochabamba est situé au cœur de la Bolivie, dans la zone des vallées centrales de la cordillère des Andes. Avec ses 2.570 m d’altitude, le mont Tunari domine la vallée de Cochabamba. Le département se compose de plusieurs écosystèmes différents : la cordillère, la puna, les vallées, les Yungas et les savanes inondables. La capitale du département, la ville de Cochabamba, est située à 2.570 m d’altitude. C’est le troisième centre urbain du pays et constitue une escale gastronomique incontournable.

Climat
Cochabamba est connue comme el valle de la eterna primavera, la vallée de l’éternel printemps. En effet, elle jouit d’un climat tempéré relativement stable. Les variations de températures ne sont pas extrêmes, elles oscillent entre 30°C l’été et 10°C l’hiver. Néanmoins, le climat dans le département varie sensiblement en fonction de l’altitude. Voir notre fiche : Quand partir en Bolivie.

Patrimoine et sites naturels : que voir dans la ville et le département de Cochabamba?

Plaza 14 de Septiembre
Centre historique de la ville, cette place est un endroit où il fait bon se reposer un instant à l’ombre des arbres qui la bordent. Son nom actuel vient de la Révolution de 1810 qui marqua le début de la Guerre d’Indépendance de la Bolivie. Entre monuments historiques et modernes, la place est aujourd’hui le
centre névralgique de Cochabamba. Au nord de celle-ci on trouve le Gouvernement, le Conseil Municipal et le Commissariat départemental de Police, à l’ouest la Mairie et au sud la Catedral Metropolitana.

Catedral Metropolitana
Au sud de la Plaza 14 de septiembre, la Catedral Metropolitana est un bel
édifice baroque construit par l’architecte Domingo de Mazo et inaugurée en 1701. Elle fût construite sur les bases d’une petite église en pierre, elle-même datant de 1542 et édifiée sur un ancien cimetière. A l’intérieur subsistent de nombreux éléments d’art religieux de l’époque coloniale.

Couvent Santa Teresa
L’un des monuments les plus impressionnants de Cochabamba, avec son haut dôme en forme de fleur qui, au moment de sa construction, offrait une vue unique sur toute la ville de Cochabamba. Le couvent Santa Teresa fut fondé en 1753 et est encore habité par des nonnes Carmélites aujourd’hui. S’il est aujourd’hui ouvert aux visites, tout contact est interdit avec celles-ci qui vivent totalement coupées du monde extérieur. Il y règne une atmosphère de grande spiritualité.

Iglesia Hospicio
A 5 minutes de la plaza 14 de septiembre, cette église est située en plein cœur de Cochabamba. Sa construction fût laissée aux mains de l’architecte José Rosseti et fût achevée en 1875 après 16 ans de travaux. Elle est entièrement bâtie de pierres, grâce aux apports des habitants de Cochabamba et des mines de la région. Le résultat est une belle façade aux couleurs or et blanc, à l’architecture néoclassique.

Museo Alcide d’Orbigny
Le musée d’Histoire Naturelle Alcide d’Orbigny est une institution qui remplit à la fois un rôle éducatif et culturel. Il est dédié à la recherche, à la conservation et à la diffusion des sciences naturelles. Les quatre salles du musée possèdent des thématiques distinctes : géologie et minéralogie, paléontologie, zoologie et entomologie.

Palacio Portales
Cette luxueuse bâtisse se trouve dans le quartier Queru Queru de Cochabamba. Il s’agit d’un bâtiment de style éclectique, construit entre les années 1915 et 1927, et imaginé par l’architecte français Eugène Bliault. Divers artisans et artistes français et italiens ont participé à sa décoration, fruit de la fusion d’éléments de styles hétérogènes qui produit paradoxalement un ensemble très harmonieux. Des pièces de marbre et de bois précieux importées ont servi à son ornementation. Le Palacio Portales a appartenu à Simón Iturri Patiño, un millionnaire bolivien appelé le baron de l’étain. Actuellement, il héberge le Centre Pédagogique et Culturel Simón I. Patiño.

El Cristo de la Concordia Du haut de ses 34 m (40 en comptant le piédestal), El Cristo de la Concordia est la statue du Christ la plus haute du monde, devançant le célèbre Christ carioca. Cette immense structure en béton armé aux bras grand ouverts symbolise l’hospitalité des habitants de Cochabamba. L’idée de sa construction a surgi à l’occasion de la visite du pape Jean-Paul II à Cochabamba en 1988, et son inauguration a eu lieu en 1994. On y accède à pied pour les plus courageux (1.400 marches !), en téléphérique ou en bus. Située à 2.840 m d’altitude, la colline sur laquelle repose El Cristo de la Concordia dévoile une vue splendide sur la vallée, la ville de Cochabamba mais aussi sur sa voisine Sacaba et sur la lagune Alalay.

Laguna Angostura
Aussi connue sous le nom de Represa México, la Angostura est une lagune artificielle de 10.5 km² située à 17 km de la ville. C’est un lieu de divertissement et de détente très apprécié des locaux et des touristes. Il est possible d’y pratiquer la pêche ainsi que de nombreux sports nautiques et d’y déguster des plats à base de poisson tout en profitant de la vue sur la lagune.

Valle Alto
La route du Valle Alto rassemble plusieurs villages agricoles, connus pour leur production de chicha (alcool de maïs) et leurs marchés colorés. Au total, la zone compte une douzaine de villages dont certains ont été abandonnés suite à la réforme agraire de 1953. Ceux qui restent sont d’une beauté singulière et connaissent un récent essor touristique.
Parmi eux, Tarata est un très beau village aux rues pavées et aux maisons coloniales. Bien conservé, il possède par ailleurs une très belle église et un couvent franciscain du XVIIIe siècle. Sur la place du village, agrémentée de palmiers, trône la fierté du village : les bustes de deux anciens Présidents boliviens originaires du petit village.
Un peu plus loin, le village d’Arani est réputé pour sa basilique dont la coupole est recouverte d’azulejos. La décoration intérieure de style baroque métis compte de très beaux retables, une chaire en bois doré et de nombreux angelots. Un petit marché s’y tient le jeudi matin, où le troc est toujours d’usage. Enfin, le village de Totora, a mi-chemin entre Cochabamba et Sucre vaut tout autant le détour.

Le marché de Cliza – le dimanche
Ce grand marché traditionnel est une étape incontournable au sud de Cochabamba. Tous les dimanches on peut y admirer de nombreux étals multicolores remplis de fruits et de légumes, ou encore d’objets traditionnels de la région. Venez y goûter le Pichón a la braza (pigeon à la braise) ou découvrir la chicha, cette boisson locale à base d’alcool de maïs.

Marché de Punata – le mardi
Le marché au bétail de Punata, le plus grand du pays, se tient tous les mardis. On y trouve des bœufs, des vaches, des cochons, des chevaux ou encore des ânes venant des quatre coins de la région, voire même de Santa Cruz. La Perle de la Vallée accueille également de nombreux marchés spécialisés, et des petits vendeurs animent les places et les rues dans toute la ville.

Ville de Tarata et son marché – le jeudi
A 35 km au sud de Cochabamba, cette petite ville de moins de 9 000 habitants est perchée à 2 750 m d’altitude. Pendant la colonisation, elle fut un haut lieu de commerce, d’échanges et de production artisanale qui lui permirent de s’enrichir rapidement. Elle devint vite un lieu de concentration des représentants du pouvoir social et économique de la région, qui y firent construire toutes les infrastructures publiques et religieuses correspondant à la norme espagnole de cette époque. La ville est également célèbre pour avoir été le lieu de naissance de deux présidents boliviens, le général Mariano Melgarejo et le général René Barrientos Ortuño. Aujourd’hui, Tarata garde les marques de son histoire. De nombreux monuments coloniaux et religieux valent le détour, comme le Palacio consistorial ou le Templo San Pedro. L’artisanat reste aussi une activité majeure de la ville. Le marché hebdomadaire du jeudi présente entre autres des ponchos, bonnets et autres vêtements chauds fabriqué grâce au Tejido, des céramiques et même des jeux de pyrotechnie fabriqués avec la poudre artisanale.

Couvent San José de Tarata
Ce couvent bâtit en 1792 sur l’ordre de Carlos IV est l’un des plus anciens du pays. Il se trouve au centre-ville de Tarata, à côté du temple San Pedro et du Musée historique de la Ville. A sa création ce fut un lieu où se formaient les missionaires avant de rejoindre ensuite les régions de la Chiquitanía, Moxos et Gran Chaco. Sa bibliothèque fut l’une des plus importante d’Amérique et disposait d’une imprimerie offerte par l’empereur Francisco José de Austria. Aujourd’hui c’est dans ce lieu que reposent les restes du martyr San Severino aussi connu sous le nom de Santo de las Lluvias (le saint Patron de la pluie), vénéré tous les ans au début de la période fertile.

Parc national Torotoro
Le Parc national Torotoro se trouve au nord du département de Potosí, bien que l’on y accède depuis Cochabamba. Le départ des balades se fait depuis le charmant village de Torotoro, à environ 4h de route de la ville de Cochabamba. Le parc renferme de somptueux paysages de montagne marqués par d’importants canyons et vallées, ainsi que par des chutes d’eau. Créé en 1989, il s’étend sur une superficie de 16.570 hectares et ravira les amateurs de géologie, paléontologie ou spéléologie.

Village de Torotoro
Torotoro, charmant petit village colonial aux façades blanches, est situé à 2 700 m d’altitude sur une plaine dominant la vallée du Río Caine. Fondé par des migrants métis venus de Cochabamba, il se trouve au cœur d’un exceptionnel massif montagneux atteignant jusqu’à 4 000 m d’altitude. C’est également le point de départ pour découvrir le Parc national du même nom : on y trouve le bureau des guides du Parc ainsi que plusieurs hôtels qui accueillent les voyageurs avant leur départ pour explorer la région, célèbre pour sa richesse paléontologique. Les nombreuses empreintes de dinosaures laissées dans la terre argileuse sont en effet visibles dès la sortie du village, à Carreras Pampa.

Cementerio de Tortugas, Parc national Torotoro
A 3,5 km au sud est du village de Torotoro, le cimetière de tortues
s’étend sur près de 7 hectares. Dans celui-ci se trouvent de très nombreux fossiles de crocodiles, de poissons et bien évidemment de tortues. On retrouve notamment en grand nombre des fragments de carapaces et de vertèbres de tortues datant du crétacé supérieur, entre 65 et 60 millions d’années.

Ciudad de Itas, Parc national Torotoro
A 20 km à l’ouest du village de Torotoro, ces formations rocheuses de plus de 20 m de haut ont été creusées par l’érosion. Il est possible d’aller se balader au travers de ce labyrinthe de pierres qui conduit à d’incroyables cavernes. Cette cathédrale de pierres sédimentaires unique en Bolivie contient également des peintures rupestres datant d’avant la colonisation espagnole. Sur le parcours jusqu’à la ciudad de Itas, de nombreuses lagunes forment un très beau spectacle naturel.

Canyon de Torotoro
Le Canyon de la Vallée de Torotoro, au dessus duquel a été construit un mirador impressionne, avec ses250 m de hauteur. Les cavernes de
Humajalanta pleines de stalagmites et de stalactites, les chutes d’eau d’ El Vergel, les peintures rupestres ou encore les ruines préhispaniques de Llama Chaqui sont quelques uns des autres trésors à découvrir dans le Parc. Torotoro abrite par ailleurs une faune endémique, dont fait partie l’ara au front rouge. On y trouve également des cerfs andins, des chats andins ou encore des pumas.

Empreintes de dinosaure, Parc national Torotoro
Les innombrables empreintes de dinosaures au cœur du Parc font de l’endroit une véritable vallée des dinosaures. Imprimées dans ce qui était de l’argile à l’époque du Mésozoïque (il y a plus de 60 millions d’années), ces empreintes et ces fragments de vertébrés et invertébrés se sont incroyablement conservées jusqu’à nos jours. Leur découverte date de 1968 : depuis, Torotoro est devenu le cimetière fossile le plus important de Bolivie pour la période du Crétacé.

Incallajta, la cité de l’Inca
Le nom Incallajta vient du quechua Inka Llaqta et signifie La cité de l’inca. Il s’agit de l’un des plus grands sites archéologiques de Bolivie, qui s’étend sur plus de 80 hectares. La cité était la plus importante du Collasuyo, l’une des 4 régions de l’empire inca s’étendant de Cuzco au Pérou jusqu’au Sud de l’actuelle Santiago au Chili. Elle fût érigée au XVe siècle par les empereurs successifs Tupac Inca Yupanqui et Huayna Cápac. A la frontière de l’empire, elle servait de centre politique, administratif, cérémoniel mais aussi de fort militaire contre les invasions des peuples chiriguanos venant de l’est. Aujourd’hui il est possible d’admirer les restes de la cité à plus de 2.950 m d’altitude, notamment ceux du temple principal de 12 mètres de haut.

Fêtes et événements à Cochabamba

La Cancha : c’est l’un des plus grands marchés du pays, dans lequel il est possible de trouver absolument de tout, depuis les ordinateurs les plus modernes jusqu’à l’artisanat local. Vous y verrez les femmes de la région porter les chapeaux blancs typiques de Cochabamba.

Urkupiña : Cette fête a lieu le 15 août, jour de l’assomption. Urkupiña est empreinte de syncrétisme religieux: elle célèbre La Vierge d’Urkipaña, « synthèse » de la Vierge Marie et de la Pachamama. Des milliers de pèlerins viennent se procurer des morceaux de roches extraits de la montagne où la vierge est apparue, s’assurant ainsi bonheur et prospérité pour l’année a venir.

Gastronomie : que manger à Cochabamba ?

Cochabamba a la réputation d’être la capitale de la gastronomie du pays. Voici quelques plats typiques que l’on y trouve :

Silpancho
: plat sec composé de viande panée accompagnée d’œuf frit et d’une salade d’oignons, tomates et llajua (piment).
Jaka Iawa: maïs moulu accompagné de morceaux de viande de porc qui se sert avec du fromage frais.
Pichón: pigeon bouilli et braisé accompagné de riz et de pommes de terre cuites.

La boisson typique du Cochabamba est la chicha, un alcool à base de maïs fermenté qui se boit frais, dont l’origine remonte à l’époque incaïque. Ceux-ci l’obtenait en mastiquant le maïs, qui de nos jours est moulu afin d’en tirer une farine, puis mélangé à l’eau et séchée au soleil.

Restaurants : où manger à Cochabamba ?

Paprika: situé à deux minutes de la Plaza Colón, le restaurant incontournable de la ville. La carte propose des plats boliviens et internationaux, servis avec le plus grand soin.
Palacio del Silpancho : c’est le temple de ce plat typiquement cochabambino.
Zurich : les pâtisseries de ce charmant salon de thé ont la réputation d’être les meilleures du pays.
Casa de campo : lieu traditionnel à l’atmosphère animée, avec une grande variété de plats boliviens et de viandes grillées.
Café de Paris : propose une carte comprenant des recettes typiquement françaises comme des crêpes jambon fromage ou des quiches, dans un cadre agréable.
Restaurant Suiza : dans une ambiance élégante et intimiste, les plats sont servis avec une douce musique jouée en fond sonore. La carte est variée et propose de bonnes viandes et poissons.

Où boire un verre à Cochabamba ?

Mandarina Lounge :
situé sur l’avenue Pando, l’une des rues les plus festives de Cochabamba la nuit, le Mandarina est un bar unique. Ambiance moderne et tamisée grâce aux jeux de lumière travaillés. Le lieu se remplit en fin de semaine et l’on y fait la fête jusqu’au bout de la nuit.

Hôtels : où loger à Cochabamba ?

Hôtel Aranjuez: cet hôtel renommé est situé à 10 minutes de l’aéroport de Cochabamba et du centre ville. Il est également idéalement situé pour visiter le Palacio Patiño et le Musée d’Histoire Naturelle. Ses chambres sont confortables et élégantes. Son restaurant propose de la nourriture internationale ainsi que des plats traditionnels de la région.
Gran hotel Cochabamba : situé à 3 minutes du centre ville de Cochabamba, sur la place de la Recoleta, cet établissement entouré de jardins propose un service de qualité. Le décor néobaroque confère un aspect luxueux à l’hôtel et le jardin central invite à la détente. Le restaurant El Carrillón propose des plats boliviens et internationaux. L’hôtel dispose également d’un bar avec de nombreux apéritifs. Piscine chauffée, sauna et 2 terrains de tennis.
Hotel Portales: le plus réputé de la ville, à proximité du Palacio de los Portales. Service impeccable, excellente cuisine locale et internationale.
Gran Hotel Ambassador: idéalement situé dans le centre de Cochabamba, il offre une vue magnifique sur la ville et sur le Christ de la Concorde depuis les chambres spacieuses de l’hôtel.